Secondaries : comment Ardian transforme un déséquilibre de marché en avantage compétitif
Vision de marché
Secondaries : comment Ardian transforme un déséquilibre de marché en avantage compétitif
-
02 Septembre 2026
-
Secondaries & Primaries
Temps de lecture : 7 minutes
Sur le marché secondaire, la sélectivité repose sur l’information. En intégrant plusieurs millions de données par trimestre, notre base de données nous place dans une posture permanente de due diligence portant sur des milliers d’entreprises. Cette analyse actif par actif renforce nos convictions sur la pertinence de nos acquisitions, leur juste valorisation et le moment opportun pour agir, facilitant ainsi le cherry-picking et la sélection des meilleurs fonds et GPs à cibler.
Un marché de 240 milliards de dollars à un point d'inflexion
Un marché de 240 milliards de dollars à un point d'inflexion
Le secondaire entre désormais dans une nouvelle phase, caractérisée par une croissance soutenue et un intérêt de plus en plus large. Si le private equity est à l’origine de cette évolution, l’attractivité des liquidités du secondaire a pris le relais et dépasse ce seul marché. L’infrastructure suit désormais la même courbe de croissance.
Le volume des secondaires dans le private equity a atteint près de 240 milliards de dollars l’année dernière, soit près d’un tiers de plus qu’en 2024 et deux fois plus qu’en 2023. Nous sommes convaincus que les facteurs qui portent ce phénomène continuent de s’intensifier, et qu’ils se renforcent les uns les autres.
Beaucoup de LPs de premier plan envisagent le marché secondaire comme un moyen naturel de gérer leurs portefeuilles, et le nombre de LPs qui vendent pour la première fois augmente à une cadence telle qu’ils représentaient en 2025 près de la moitié du marché. Cependant, avec le ralentissement des cessions, la surallocation des LPs augmente la demande de liquidités, ce qui en fait un deuxième facteur important. Du côté des GPs, ce phénomène se manifeste par des portefeuilles de plus en plus matures. Plus de 80 % de la valeur non réalisée en fonds buyout est détenue depuis plus de quatre ans, situation qui devrait donner lieu à une série de cessions. Mais celles-ci se sont au contraire raréfiées, et dans l’ensemble du secteur, les TRI sont en baisse pour les millésimes les plus récents.
Cette situation a conduit à une transformation majeure du marché secondaire, que les LPs ne considèrent plus seulement comme un outil de gestion dynamique de leurs portefeuilles, mais également comme une voie privilégiée de cession. De ce fait, le secondaire est devenu un outil essentiel pour les LPs comme pour les GPs ; cette tendance explique l’essor rapide des transactions GP-led sous la forme d’opérations single-asset ou multi-asset, ainsi que l’élargissement du nombre de GPs concernés et le regain d’activité sur le mid-cap.
Le marché secondaire fournit désormais plus d’un quart de la liquidité des opérations de buyout, créant un deuxième et puissant moteur de croissance, en plus de son rôle d’outil de gestion. Les solutions proposées par le secondaire attirent un plus grand nombre d’acteurs, ce qui continue d’alimenter le flux de transactions.
Une pénurie structurelle de capital — et ce qu'elle signifie pour les acheteurs
Une pénurie structurelle de capital — et ce qu'elle signifie pour les acheteurs
Il reste que, malgré l’ampleur inédite de la demande pour la liquidité, ce marché demeure structurellement sous-capitalisé. Nous estimons que le volume total de dry powder actuellement disponible reste inférieur de moitié au flux de transactions mises sur le marché en 2025.
La demande des vendeurs dépasse largement l’offre de capitaux des acheteurs, et ce déséquilibre devrait se maintenir ; le contexte favorise donc naturellement les acheteurs qui sont en mesure de mobiliser des liquidités significatives.
-
18 Mds$
Investissements secondaires réalisés via 26 transactions (ASF, ASF Infra et AESF) en 2025
-
2 Mds$
Engagements primaires dans 68 fonds en 2025
-
110
Professionnels de l'équipe Secondaries, répartis sur trois continents
Trois barrières à l'entrée : taille, relations et information
Trois barrières à l'entrée : taille, relations et information
Ardian a été l’un des pionniers du marché secondaire et demeure son acteur le plus important, ce qui nous met en position idéale pour en saisir les opportunités. Pour les plus grandes transactions, la concurrence se limite à un nombre restreint d’acteurs, déjà présents sur ce marché il y a dix ans et qui le dominent encore.
Ceci souligne les barrières à l’entrée et les trois caractéristiques majeures du secondaire : l’envergure, le relationnel et l’information.
Pour chacune d’elles, Ardian a construit sa différence par une série d’avantages qui confortent notre leadership sur le marché secondaire, et qui continueront de soutenir notre croissance sur les marchés adjacents tels que le secondaire single-asset ou encore l’infrastructure.
Taille : la plus grande équipe du secteur
Taille : la plus grande équipe du secteur
Il est essentiel d’avoir une taille minimum pour être considéré comme un partenaire de confiance par les principaux LPs et GPs. L’équipe Secondaries que nous avons constituée n’a pas d’équivalent dans le secteur : elle compte 110 professionnels répartis dans 14 bureaux et sur 3 continents. Cette force de frappe globale nous permet de lever et de déployer des montants records, comme en témoigne la clôture récente à 30 milliards de dollars de notre plateforme ASF IX.
Nous cultivons par ailleurs des relations inégalées auprès de centaines de GPs de premier plan.
Relations : la dynamique Primaire-Secondaire
Relations : la dynamique Primaire-Secondaire
Or nous sommes le seul acteur majeur du secondaire à investir également sur le marché primaire du buyout et de l’infrastructure, au travers des déploiements d’Ardian Customized Solutions. Cette posture unique renforce nos liens étroits et durables auprès des GPs, et nourrit notre activité sur le marché secondaire : elle facilite leur accord pour les transferts d’actifs, et les encourage à partager des informations sur les entreprises de leurs portefeuilles qui alimentent nos évaluations trimestrielles. Grâce à notre positionnement, nous investissons avec précision tant sur le marché secondaire que sur le marché primaire.
iBIP : transformer 5 millions de points de données en conviction
iBIP : transformer 5 millions de points de données en conviction
La troisième composante de notre avantage concurrentiel provient de nos sources privilégiées d’information sur l’activité des entreprises. Notre base de données sur le secondaire, baptisée iBIP, recueille près de 5 millions de données par trimestre. Ceci nous permet d’évaluer en continu plusieurs milliers d’entreprises et d’identifier les meilleures acquisitions, ainsi que la juste valorisation des actifs et le moment propice pour initier une transaction.
Cette qualité d’information n’est disponible nulle part ailleurs. Elle ne s’obtient qu’au prix d’un travail patient d’assemblage, trimestre après trimestre sur plusieurs décennies, et n’est accessible qu’à ceux qui disposent de l’envergure, du relationnel et des équipes suffisamment étoffées pour décrypter 26 années d’investissement.
Les trois facteurs de différenciation sur le marché sont l'envergure, le relationnel et l'information.
Le secondaire infrastructure : la prochaine frontière de croissance
Le secondaire infrastructure : la prochaine frontière de croissance
À bien des égards, le marché secondaire des infrastructures rappelle celui du buyout il y a dix ans. Le flux de transactions gagne rapidement en importance tandis que les LPs comme les GPs cherchent tout à la fois à dynamiser la gestion de leurs portefeuilles et à accélérer l'accès aux liquidités. En 2025, près de 28 milliards de dollars d'actifs sont arrivés sur le marché secondaire des infrastructures, soit un taux de croissance annuel de 33% depuis 2021.
Comme ce fut le cas pour le buyout, la croissance du secondaire tend à s'aligner sur celle des actifs sous gestion sur le marché primaire ; or ces derniers ont progressé de 877 milliards de dollars depuis 2019 pour atteindre 1500 milliards de dollars aujourd'hui. Convaincus que l'infrastructure, comme le marché du buyout avant elle, donnerait naissance à un marché secondaire liquide, nous avons lancé il y a plus de dix ans notre premier fonds secondaire. Celui-ci a clôturé à 525 millions de dollars en 2015, après deux années de levées de fonds.
Le dernier vise un montant 15 fois supérieur dans un délai réduit de moitié, anticipant ainsi les prévisions de croissance. Notre leadership sur ce marché repose sur les mêmes atouts qui font notre force dans le buyout : l'envergure, le relationnel et la qualité de l'information. Ici encore, le positionnement solide d'Ardian Customized Solutions sur le marché primaire de l'infrastructure favorise de bonnes relations pérennes avec les GPs du secteur, ce qui nous donne accès à des informations confidentielles et détaillées sur chaque actif. Ces dernières alimentent notre due diligence, et nous aident à sélectionner les meilleures transactions au moment le plus propice.
Une position privilégiée sur un marché sous-capitalisé
Une position privilégiée sur un marché sous-capitalisé
Le marché connaît une sous-capitalisation significative, car le nombre de très grands acheteurs y est encore plus restreint que sur le marché secondaire du buyout.
Cette situation joue en faveur des quelques acteurs, dont Ardian, qui sont en mesure d'acquérir des portefeuilles conséquents. Nous nous distinguons des autres grands investisseurs dans le secondaire en proposant une exposition mieux équilibrée entre les États-Unis et l'Europe, ainsi qu'un éventail sensiblement plus large de fonds mid-cap européens. Dans la situation actuelle des marchés, cette singularité devient un atout pour les LPs.