L'avantage des données pour les Secondaries (Partie 1 sur 2) : le sourcing des transactions

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Au sein d'Ardian

L'avantage des données pour les Secondaries (Partie 1 sur 2) : le sourcing des transactions

  • 16 Février 2026

  • Secondaries & Primaries

Temps de lecture : 9 minutes

    L’équipe Secondaries & Primaries d’Ardian se distingue par la précision de son processus d’évaluation, en menant chaque trimestre une analyse bottom-up de milliers d’entreprises sous-jacentes en portefeuille. Cette démarche s’appuie sur un accès à des données de grande qualité issues des marchés privés, constituées au fil de 25 années de relations solides avec les GPs – un obstacle majeur à l’entrée sur le marché secondaire qui bénéficie au positionnement d’Ardian.

    Nous nous sommes entretenus avec Wilfred Small, Co-Head of US Secondaries & Primaries & Senior Managing Director et membre de l’ASF Management Committee, et Arnaud Mercier, Managing Director, pour comprendre comment la data science et l'IA accompagnent l'approche de l'équipe.

    • +17%

      Delta TCAC chiffre d’affaires vs marché (1)

    • +15%

      Marge EBITDA vs marché (2)

    • -2,1x

      Delta EBITDAX vs marché (3)

    La base de données Secondaries & Primaries d'Ardian couvre plus de 1 600 fonds, 650 GPs et 10 000 sociétés sous-jacentes. Comment mettre ces chiffres en perspective ?

    QUESTION 1.

    La base de données Secondaries & Primaries d'Ardian couvre plus de 1 600 fonds, 650 GPs et 10 000 sociétés sous-jacentes. Comment mettre ces chiffres en perspective ?   

     

    WILFRED SMALL

     - Les montants en dollars associés à ce portefeuille sont les plus élevés du secteur pour les secondaires. Notre plateforme combinée Secondaries & Primaries est valorisée à plus de 100 milliards de dollars, et constitue la plus vaste base de données en termes de volume de participation sur le marché. 
    Si certains groupes peuvent disposer d’un plus grand nombre de fonds, notre stratégie consiste à se focaliser sur les GPs et les actifs que nous estimons être les plus prometteurs. Cela signifie que nous avons une compréhension très approfondie, comparable à celle appliquée en private equity, pour souscrire et surveiller les sociétés sous-jacentes que nous acquérons. La nature de notre stratégie est beaucoup plus diversifiée que celle du capital-investissement direct traditionnel, il faut donc savoir gérer son temps de manière intelligente, mais je pense que nous sommes sans égal sur le marché en termes de profondeur de notre portefeuille.
    Plus globalement, il existe deux grandes façons d’aborder l’évaluation des investissements dans les secondaires. Vous pouvez adopter une méthode top down, en privilégiant une approche statistique pour agréger les données et attribuer des courbes de flux de trésorerie et des multiples à la hausse. Nous, nous faisons l’inverse : nous optons pour une approche bottom up, en menant une analyse LBO pour chaque société sous-jacente de notre portefeuille. Nous obtenons ainsi une perspective globale nous permettant de déterminer le montant que nous sommes prêts à engager pour un portefeuille. Nous pensons que cela conduit à des niveaux de conviction différenciés et à des niveaux de risque associés plus faibles, car nous avons une très bonne compréhension des actifs, étant généralement investisseurs dans jusqu'à 90 % de ce que nous achetons. Nous procédons ainsi chaque trimestre dans le cadre de nos pratiques commerciales afin de maintenir un état constant de diligence raisonnable, de mieux comprendre les risques et de saisir rapidement les nouvelles opportunités.  

     

     

    ARNAUD MERCIER

     - Réaliser des projections de flux de trésorerie pour anticiper l’évolution, sur trois à cinq ans, des entreprises que nous acquérons aujourd’hui occupe la majeure partie du temps de l'équipe. Il est essentiel de s’entretenir avec les GPs, d’examiner ensemble leur business plan, de la manière dont ils comptent atteindre leurs objectifs, etc.  Élaborer des projections de trésorerie bottom-up pour des milliers d’entreprises privées sur une base trimestrielle, ce qui requiert/suppose une forte implication de l’équipe et non une approche statistique, je suis convaincu qu’aucune autre société sur le marché ne fait cela.    

    Notre stratégie consiste à se focaliser sur les GPs et les actifs que nous estimons être les plus prometteurs. Cette approche repose sur une compréhension approfondie, appliquée au private equity, des entreprises sous-jacentes que nous acquérons.

    Wilfred Small, Co-Head of US Secondaries & Primaries, Senior Managing Director et Membre de l'ASF Management Committee

    D'où proviennent les données ?

    QUESTION 2.

    D'où proviennent les données ?

     

    WILFRED SMALL - Lorsque vous investissez dans un fonds, vous bénéficiez d’un rapport trimestriel contenant des données sur le portefeuille. Mais ceci n’est qu’un préliminaire. Ce qui nous distingue réellement, c’est la possibilité d’échanger personnellement chaque trimestre avec les GPs. Lors de ces entretiens, ils nous transmettent des données très détaillées, société par société, notamment sur les prévisions, les business plans, les perspectives et le calendrier de sortie. Ils acceptent de partager ces informations avec nous parce que nous sommes un investisseur significatif, aussi bien à travers notre activité secondaire que par le biais d’Ardian Customized Solutions, notre plateforme dédiée à l’investissement primaire. Ils savent également que nous privilégions  les relations pérennes. Et pour en revenir au point précédent, bien que nous n’ayons pas nécessairement le plus grand nombre de relations dans le private equity, elles comptent assurément parmi les plus qualitatives du secteur

     

    ARNAUD MERCIER - Les outils d'IA ayant récemment fait d'importants progrès, la collecte des données trimestrielles et des principaux indicateurs clés de performance (KPI) à partir des rapports des GPs est désormais automatisée. Cependant, la validation de la couverture par notre équipe en charge des GPs reste nécessaire pour pouvoir utiliser ces données dans nos systèmes, car nous constatons encore certaines incohérences et inexactitudes liées à la qualité des rapports. De plus, nous pensons qu'il est synergique de confier à la même équipe les investissements secondaires et primaires : notre expertise primaire nous aide à évaluer les nouveaux fonds, tandis que lorsque nous examinons les transactions secondaires qui se présentent, nous disposons de l'historique complet des performances de ces fonds et des actifs qui devraient générer des gains ou des pertes. Dans de nombreux cas, nous sommes également membres du LPAC ce qui nous permet d'obtenir des informations supplémentaires ou du contexte sur le comportement des portefeuilles. Certains de nos pairs ne réalisent leur due diligence qu’au moment d’une transaction sur le marché secondaire, ce qui ne leur offre qu’une vision instantanée de la situation à cet instant précis. Mais comme nous avons suivi l'évolution historique, c'est comme regarder une photo ou un film : c'est une approche complètement différente. De plus, comme nous discutons des hypothèses avec les GPs chaque trimestre, ceux-ci ont tendance à être plus transparents et précis, car ils savent que nous reviendrons avec les mêmes questions dans trois mois.

     

    WILFRED SMALL - Ce qui fait véritablement notre force, c’est notre capacité à croiser les données issues des différents GPs avec lesquels nous investissons. Dans de nombreux cas, ils investissent dans des sociétés identiques ou comparables. La base de données nous permet ainsi de produire des analyses approfondies, que nous pouvons parfois enrichir grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes également en mesure d’élaborer nos propres benchmarks, grâce à l’accès à grande échelle à ces données privées.  

    Quels sont les avantages de cette approche pour les transactions ?

    QUESTION 3.

    Quels sont les avantages de cette approche pour les transactions ? 

     

    ARNAUD MERCIER - Être convaincu du potentiel de l’actif est essentiel. Nous acquérons des actifs dont nous connaissons la qualité et que nous suivons depuis un certain temps. Notre objectif est de créer de la valeur grâce à l'appréciation des fonds au fil du temps, plutôt qu'à la décote à l'entrée. Notre connaissance approfondie des fonds que nous souhaitons acheter est un véritable facteur de différenciation, en particulier dans un environnement de marché où les vendeurs sont favorables à une sélection rigoureuse des fonds afin de répondre à leurs attentes et souhaitent conclure rapidement des transactions.  
    Alors que seuls quelques acteurs sont capables de nous concurrencer sur des opérations dépassant les 2 milliards de dollars, la rapidité et la fiabilité d'exécution sont essentielles. Nous avons remporté des contrats en fournissant des prix indicatifs ou fermes avant même la mise en place de notre data room, car nous disposions déjà d'une couverture complète du portefeuille grâce à notre base de données. Nous avons pu passer à l'action avant même que d’autres acteurs ne commencent leur due diligence. Grâce à notre conviction quant aux actifs, nous sommes également reconnus comme une contrepartie fiable qui respecte les conditions promises, parfois malgré des défis macroéconomiques négatifs. En combinant l'une des plus grandes équipes du secteur avec un suivi et une tarification systématiques des flux de fonds, nous sommes l'un des rares acteurs capables de garantir de manière fiable la tarification et la clôture d'un portefeuille à grande échelle en moins de deux mois.

    Être convaincu du potentiel de l’actif est essentiel. Nous acquérons des actifs dont nous connaissons la qualité et que nous suivons depuis un certain temps.

    Arnaud Mercier, Managing Director

    WILFRED SMALL - Autre élément indéniablement unique : grâce à la base de données et au suivi constant de la due diligence, nous sommes en mesure d’anticiper et de structurer des transactions secondaires ou initiées par des GPs, qui n’étaient pas encore accessibles sur le marché. Nous élaborons une « liste d’achats » ciblant des fonds spécifiques, ou des sociétés au sein de ces fonds, que nous souhaitons acquérir. Et nous faisons en sorte de nous adresser directement aux vendeurs ou aux GPs. Nous leur demandons s’ils ont envisagé l’idée d’un fonds de continuation dans le cas d’une transaction pilotée par un GP, ou bien s’ils ont déjà pensé à monétiser un ensemble de fonds au sein de leur portefeuille. Ce qui fait la différence, c’est que vous n’attendez pas que le marché vienne à vous ; au contraire, c’est vous qui allez vers le marché et qui créez une opportunité là où il n’y en avait pas. 

     

    ARNAUD MERCIER - Avec le développement des transactions multi-actifs initiées par les GPs, nous avons adapté nos outils afin d’identifier davantage d’opportunités. Chaque trimestre, nous sélectionnons tous les actifs et toutes les entreprises sous-jacentes les plus performants de notre portefeuille de private equity (par exemple, les actifs investis au cours des quatre ou cinq dernières années, affichant un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 20 % de l'EBITDA, avec une croissance supplémentaire attendue), ce qui nous donne une liste restreinte d'entreprises susceptibles d'être intéressantes pour une transaction multi-actifs. Cela nous permet d'entamer des discussions avec les GPs. Et même si, au final, un intermédiaire est désigné pour mener le processus, le fait d'avoir une longueur d'avance en termes de connaissances et de convictions nous permet déjà de nous démarquer.  

    Comment les données génèrent-elles des opportunités de transactions ?

    COMMENT LES DONNÉES GÉNÈRENT-ELLES DES OPPORTUNITÉS DE TRANSACTIONS ? 

    Ardian repère les actifs qui affichent de meilleures performances que le marché en analysant près de 480 KPIs, suivis pour chaque entreprise à chaque trimestre.

    Après avoir identifié les candidats les plus performants, Ardian initie un dialogue en vue d’une transaction pilotée par le GP. 

    Au coeur d’iBIP : la base de données d’Ardian dédiée au marché des secondaires

    Au coeur d’iBIP : la base de données d’Ardian dédiée au marché des secondaires

    Au coeur d’iBIP : la base de données d’Ardian dédiée au marché des secondaires [ENGLISH ONLY]

    Dans cette vidéo, Grace Lloyd et Mackenzie Speak, Directors, Christopher Sealey, Senior Investment Manager, et Rory Milbank, Investment Manager, tous membres de l’équipe Secondaries & Primaries d’Ardian, vous emmènent dans les coulisses d’iBIP, l’une des bases de données les plus vastes et avancées du marché.

    Source : Base de données propriétaire d’Ardian pour les performances depuis l'investissement, et GainPro ou comparables publics fournis par le GP pour les données de marché.

    (1) TCAC depuis le début de l'investissement vs TCAC du marché pour la période 2017-2022.

    (2) Marge à la RD de la transaction vs marge de marché à la dernière période publiée.

    (3) A l'entrée d’Ardian, sur la base de l'EBITDAx moyen simple des 5 principaux actifs vs pairs comparables.

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