Co-Investissement : une stratégie de private equity qui séduit institutionnels et investisseurs privés
Vision de marché
Co-Investissement : une stratégie de private equity qui séduit institutionnels et investisseurs privés
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22 Mai 2026
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Private Equity
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Co-Investissement
Temps de lecture : 5 minutes
Longtemps perçu comme une stratégie de niche, le co-investissement est aujourd’hui solidement ancré dans le paysage du private equity. S’il représente encore une part mesurée du marché global des actifs privés, les volumes investis progressent de manière continue au niveau mondial. Une dynamique structurelle que confirme Audrey Detavernier, Senior Managing Director dans l’équipe Co-Investment chez Ardian : « Le co-investissement est désormais clairement identifié comme une classe d’actifs en tant que telle ».
Concrètement, le co-investissement offre la possibilité de participer à une opération aux côtés d’un fonds de private equity, et aux mêmes conditions économiques que celui-ci. Le co-investisseur bénéficie d’une exposition directe à l’actif. À la clé, des frais de gestion réduits et un carried interest directement corrélé à la performance de l’investissement, sans couche additionnelle liée à des structures intermédiaires. « Les investisseurs savent qu’ils financent directement la performance de l’entreprise », analyse Audrey Detavernier.
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23
professionnels de l’investissement
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$9Mds
actifs sous gestion
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+ de160
transactions depuis 2005
Une approche qui séduit les investisseurs de tous bords
Une approche qui séduit les investisseurs de tous bords
Aujourd’hui, cette stratégie rallie un large public, composé aussi bien d’investisseurs institutionnels que privés. Les premiers y voient d’abord un outil d’allocation fine permettant de renforcer une exposition sectorielle ou géographique, d’ajuster les portefeuilles ou de construire des mandats dédiés. « Le co-investissement permet de corriger certaines surexpositions ou sous-expositions », explique Audrey Detavernier. « On voit aussi de plus en plus de demandes pour des solutions sur mesure, adaptées à des objectifs précis. »
Côté investisseurs privés, le co-investissement ouvre des horizons jusqu’alors inatteignables : difficile, en effet, de répliquer cette construction de portefeuille à un niveau individuel, entre tickets d’entrée élevés, accès limité aux meilleurs gérants et exigences fortes en matière de sélection et de suivi. Mais la stratégie séduit également par sa lisibilité, son caractère concret et sa proximité avec l’économie réelle. « Les investisseurs privés, souvent entrepreneurs, savent exactement dans quoi ils ont investi », souligne Audrey Detavernier.
Contrairement à une idée reçue, cette population n’est pas nouvelle dans l’écosystème. « Les particuliers fortunés étaient présents dès la 4e génération de fonds. Dans la dernière, ils représentent même 25 % des souscripteurs. » Toutefois, leur intérêt croissant pour ces solutions a poussé à Ardian à innover en termes de formats d’accès : fonds « millésimé » avec un seul appel de capital, fonds evergreen, ou encore programmes de club deal-by-deal. « Les clients privés ont des contraintes et des attentes très diverses. Nos formats dédiés leur offrent plus de visibilité et un accès simplifié aux classes d’actifs, en fonction de leurs objectifs. »
Le modèle Ardian : un triptyque devenu signature…
Le modèle Ardian : un triptyque devenu signature…
Convaincu de la pertinence du co-investissement, Ardian a lancé sa première génération de fonds en 2005, à une époque où cette approche restait réservée à un cercle restreint d’institutionnels. Vingt ans plus tard, sa plateforme fait référence au niveau mondial. Un positionnement qui s’appuie sur un triptyque à part : l’accès aux transactions, la discipline de sélection et la diversification des portefeuilles.
L’accès constitue la clé de voûte du modèle. Ardian bénéficie d’un positionnement unique grâce à sa plateforme intégrée. « Via nos investissements en primaries et en secondaries, nous sommes clients de plus de 600 gérants partout dans le monde. », explique Audrey Detavernier. Une position privilégiée qui ouvre à Ardian les portes de transactions de premier plan proposées en priorité aux partenaires de confiance.
Toutefois, l’accès seul ne suffit pas. Sur les 250 à 300 opportunités reçues chaque année par les équipes d’Ardian, seulement 6 % des dossiers font l’objet d’une sélection finale. « Chaque opération passe par deux comités d’investissement distincts : celui du gérant, puis le nôtre. On peut très bien ne pas être d’accord, et décider de ne pas effectuer le deal », note Audrey Detavernier. Conformément à l’ADN d’Ardian, le premier filtre est et restera la qualité humaine : sponsor, équipe de management, capacité d’exécution opérationnelle…
Dernier élément du triptyque : la diversification. Là où un fonds de buyout investit dans une dizaine d’entreprises, un fonds de co-investissement en vise 5 fois plus en général. Une granularité qui permet d’optimiser le couple rendement/risque. « Nous investissons aussi bien dans des entreprises industrielles que dans les services, la santé, la tech ou les biens de consommation. L’objectif est d’atteindre les mêmes performances que les meilleurs fonds de buyout, mais avec un profil de risque plus diversifié », résume Audrey Detavernier.
…fondé sur une plateforme internationale dédiée
…built on a dedicated international platform
L’activité Co-Investissement d’Ardian s’appuie sur une équipe entièrement dédiée, composée d’environ 25 professionnels, répartis dans quatre bureaux à Paris, New York, Londres et Hong Kong. « Conformément à la stratégie multi-locale d’Ardian, les équipes sont situées au plus près de nos sponsors locaux, de nos investissements et de nos clients », précise Audrey Detavernier. Point fort de cette organisation : sa réactivité, particulièrement déterminante lors de processus souvent très disputés dans des délais contraints.
Notre rapidité d’exécution est saluée par nos partenaires, qui apprécient notre fiabilité et notre engagement.
Changement d’échelle en vue
Changement d’échelle en vue
S’agissant des perspectives, Audrey Detavernier rappelle que l’activité de co-investissement reste étroitement corrélée au marché du LBO et des M&A. « Toutefois, l’élargissement de nos relations avec les sponsors nous permet d’accéder à un nombre croissant de transactions », note-t-elle, tout en rappelant la résilience des performances ces dernières années.
Au-delà du simple volume de transactions, la structure même des deals évolue. Le recours au levier bancaire reste plus contraint qu’avant 2022, obligeant les fonds à mobiliser davantage de capitaux propres.
Le co-investissement est devenu un outil clé pour compléter les tours de table.
Dans ce contexte, Ardian anticipe une montée en puissance de sa prochaine génération de fonds. Prévu pour la seconde partie de 2026, elle visera une taille cible comprise entre 3 et 3,5 milliards de dollars, confirmant la trajectoire de croissance continue de la plateforme. « Vingt ans après nos débuts, les fondamentaux qui ont fait notre succès — accès aux meilleures transactions, rigueur de la sélection et puissance de la diversification — gardent toute leur pertinence. Portée par la dynamique du marché, notre plateforme est aujourd’hui particulièrement bien positionnée pour accéder aux meilleures opportunités », conclut Audrey Detavernier.