Histoire de croissance

La souplesse du financement au service de la croissance

  • 15 Mai 2019

  • Private Debt

Temps de lecture : 4 minutes

Entretien avec Vladimir Lasocki, Managing Director et Co-Responsable de Carlyle Europe Technology, Mark Brenke, Responsable d'Ardian Private Debt, et Olivier Berment, Responsable d'Ardian Global Debt Fund.

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Vladimir Lasocki : Nous avons étudié de nombreuses possibilités avec Ardian avant de finaliser le refinancement d’Evernex. C’est important de le préciser car aujourd’hui, il faut systématiquement analyser cinq options avant d’en choisir une seule, tandis qu’on se contentait de trois, voire deux, auparavant. Cela signifie qu’il faut demander à ses spécialistes du financement de travailler sur des situations qui ne se produiront probablement pas. Dès lors, notre relation n’est plus simplement transactionnelle, il faut qu’elle repose sur la confiance et une compréhension des enjeux de chacun.
Olivier Berment : Ce qui fait la différence, c’est indéniablement la relation qui se construit à force de collaborations au fil des ans. L’objectif est que le travail commun de nos deux sociétés permette à l’opération de voir le jour. Dans ce cas précis, nous pensions qu’Evernex représentait une bonne opportunité et que notre produit était parfaitement adapté à cette transaction. Celle-ci constitue un bon exemple des avantages d’un mécanisme de dette privée. Il s’agissait du refinancement d’une dette bancaire existante au moment du rachat de la société, trois ans plus tôt. Le montant restait donc inchangé, mais Carlyle a choisi de payer un coût de financement supérieur, car nous pouvions les aider à mettre en oeuvre leur stratégie de croissance.
V.L. : La solution de la dette privée était certes un choix plus onéreux pour nous, mais sa valeur vient de la flexibilité supplémentaire qu’elle nous offre pour appliquer nos plans de croissance. Trois ans après avoir racheté la société, sa taille avait à peu près doublé et nous comptions toujours cinq établissements dans notre pool bancaire. Nous voulions cependant emprunter davantage pour notre croissance externe et notre agilité, sans augmenter la pression sur la direction en matière de gestion quotidienne et de reporting aux banques.
Mark Brenke : Voilà pourquoi travailler avec un spécialiste du financement qui a un véritable esprit entrepreneurial est intéressant. Nous comprenons ce qui les pousse à vouloir des outils de financement plus flexibles, qui comprennent une ligne de crédit d’acquisition supplémentaire, et ils sont conscients que cela implique un coût plus élevé qu’un financement bancaire. En résumé, cela leur permet de mettre en oeuvre leur stratégie plus facilement.
V.L. : Depuis que nous avons mené à bien notre refinancement avec Ardian, nous avons déjà acheté une société au Brésil et nous venons de faire de même en Argentine. Nous y serions peut-être parvenus avec d’autres méthodes de financement, mais la possibilité de nous libérer totalement de ces préoccupations est très importante pour nous. C’est l’un des principaux avantages, de notre point de vue : la capacité de réalisation. Voilà ce qu’apporte notre partenariat avec Ardian : un état d’esprit qui permet aux décideurs d’être proches de ceux qui analysent les opportunités. C’est tout le contraire du marché bancaire, où celui qui prend la décision est, par définition, peu en contact avec la société.
O.B. : Je crois qu’il faut aussi souligner que nous avons fait évoluer notre gamme de produits ces dernières années. Il y a cinq ou six ans, nous proposions principalement des financements à coût plus élevé, mais au fil du temps, nous avons intégré des produits moins risqués et aux rendements plus faibles, ce qui correspond probablement davantage aux besoins des sponsors comme Carlyle Tech, qui ont une approche relativement conservatrice.
V.L. : Cela fait 19 ans que je travaille dans ce secteur et nous n’envisageons le type de financement de la dette dont nous parlons que depuis trois ans. Le fait que ces produits soient à présent disponibles nous permet de répondre aux situations qui se présentent dans un contexte de valorisations plus élevées. Les opérations sont plus concurrentielles qu’avant, mais une partie de la solution doit provenir de notre capacité à élargir nos horizons et à créer plus de valeur, notamment via des stratégies de buy-and-build plus ambitieuses. Cela impose de bénéficier d’un capital plus flexible, auquel Ardian nous a donné accès. C’est beaucoup plus compliqué d’y parvenir avec un montage bancaire traditionnel.
M.B. : Nous évoluons sur un marché d’experts particulièrement sophistiqués. S’ils décident de travailler avec nous et optent ainsi pour un financement légèrement plus cher, c’est parce qu’ils tiennent à la flexibilité et à l’agilité que leur permet un partenariat avec un prêteur unique qui comprend leurs raisonnements. Si c’est la croissance que vous cherchez, et c’est pour cela que nous avons créé la ligne de crédit d’acquisition, vous avez besoin d’un partenaire qui partage votre état d’esprit.